Une section d’arts martiaux historiques européens a été créée en septembre

Une section d’arts martiaux historiques européens a été créée en septembre

AUVERGNE > HAUTE-LOIRE > BRIOUDE 31/10/15 – 06H00

Une section d’arts martiaux historiques européens a été créée en septembre

La section d’Arvant dirigée par Anthony Taylor-Rischard () compte déjà huit adhérents et espère en attirer de nouveaux. Une section pourrait bientôt voir le jour à Saint-Flour, portée par Geoffrey (). - Agence BRIOUDE

La section d’Arvant dirigée par Anthony Taylor-Rischard () compte déjà huit adhérents et espère en attirer de nouveaux. Une section pourrait bientôt voir le jour à Saint-Flour, portée par Geoffrey (). – Agence BRIOUDE

Depuis un peu plus d’un mois, une nouvelle discipline se pratique à Arvant. Les arts martiaux historiques européens, encore inédits dans le Brivadois, pourraient séduire de nombreux pratiquants…

Ce n’est pas du spectacle, même si la discipline a bien un côté impressionnant, voire sensationnel. Il ne s’agit pas non plus d’escrime. « Les arts martiaux historiques européens (AMHE) regroupent les techniques de combat de la période de l’Antiquité, jusqu’à la Première Guerre mondiale, prépondérante dans le développement de l’arme à feu », explique Anthony Taylor-Rischard, président de l’association Combat historique sud Auvergne à Bournoncle-Saint-Pierre.

Une évolution constante liée à une multitude de sources, d’armes et de formes 
Les AMHE consistent en effet à étudier, puis à pratiquer les traditions martiales européennes, aujourd’hui disparues. Ils regroupent en fait les multiples techniques de combat de l’époque, dans les pays européens, car il ne va pas sans rappeler « que les hommes se sont battus à toutes les époques. Les AMHE, on les découvre à partir de sources historiques, puis on les retravaille. La première phase du travail c’est celle de la recherche, à partir de différentes sources historiques. Puis vient la deuxième phase, celle de la transcription, de l’interprétation. Le combat est la dernière phase. Les AMHE sont donc en constante évolution, car les sources sont diverses et très nombreuses ; manuscrits, fresques, archéologie, études des armes… », détaille-t-il. En résultent donc une multitude d’armes (épée longue, dague, hache noble ou encore épée bocle) et une diversité de formes ; du pugilat à la lutte en passant par le « combat viking » ou les arts martiaux équestres. Quant aux règles de sécurité dans la discipline, elles sont nombreuses. « Il n’y a pas plus de risque de se blesser que dans un autre sport. Mais nous avons conscience que cela peut être dangereux, donc nous portons toujours nos équipements. Aux AMHE, il y a trois fois moins de blessures qu’au judo par exemple », insiste-t-il.

À Arvant, où l’on est attaché à la pratique de l’épée longue datant de la fin du Moyen-Âge et plus généralement au combat médiéval, une section a été créée par l’association Combat historique sud Auvergne en septembre dernier. Elle propose deux entraînements par semaine, le mercredi et le vendredi à la salle de l’Amicale laïque avec au menu : pompes, étirements, squats… « Les AMHE ont tendance à vite devenir une activité de mordus », plaisante Anthony. Puis vient le moment que tous les pratiquants attendent avec impatience. Celui de prendre l’épée en main pour apprendre à manier l’arme et à travailler la coordination des gestes. Épée longue en main, les pratiquants travaillent leurs mouvements, sous l »il attentif de Thomas Lobo, instructeur de la section clermontoise et également élu au conseil d’administration de la Fédération française des AMHE.

Développer la discipline dans toute l’Auvergne« En Auvergne, il y a un engouement, un vrai potentiel », assure-t-il. D’où la création de la section d’Arvant après celle de Clermont-Ferrand, il y a trois ans. « On est passé de douze clubs en 2011 à cinquante-six aujourd’hui. Sur tout le pays, on compte à peine une cinquantaine d’instructeurs. Mais tout ça va se développer, car la demande est énorme », poursuit-il.

D’ailleurs un des objectifs d’Anthony et Thomas est de développer davantage les AMHE en Auvergne. « Nous aimerions créer un réseau de salles à Saint-Flour, Allanche, Riom, Moulins ou encore Thiers. L’idée ensuite, c’est de faire des échanges entre salles pour monter en niveau. » Dans la foulée, Anthony et Thomas ont créé la société Black Armoury. « L’objectif c’est de fonctionner comme un service en proposant le matériel nécessaire à la pratique des AMHE. Cela va de pair avec le développement de la discipline. »

Combat historique sud Auvergne. Le Bourg, 43 360 Bournoncle-saint-Pierre.
Plus de renseignements par mail : info@combat-histo.com ou sur le site Internet de l’association www.combat-histo.com. 

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